Environnement géographique

 

MAZERNY, village natal de Meslier

MAZERNY, village natal de Meslier

Mazerny – Etrépigny – Balaives

Meslier, né dans le village de Mazerny, est nommé curé, au sortir du séminaire de Reims, à une vingtaine de kilomètres de chez lui dans le village d’Etrépigny (et son secours Balaives à 2 km), où il restera 40 années jusqu’à sa mort, fort estimé des habitants.

Ces trois villages d’environ 150 habitants consacrent leurs activités principalement à l’élevage et à la culture ainsi qu’au tissage et à  la forge à domicile pour le compte des grosses filatures réputées de Sedan et des forges de l’abbaye d’Elan. De plus, Balaives possède des mines de fer dont l’exploitation occupe ses villageois ainsi que ceux de Butz, petit village d’une centaine d’habitants à deux kilomètres de Balaives où Meslier fera plusieurs remplacements.

Frontière France-Espagne

Etrépigny ne se trouve qu’à une vingtaine de kilomètres seulement de la frontière nord du royaume de France avec les Pays-Bas espagnols (Belgique et Hollande) dont les limites ne sont pas assurées, toujours remises en cause au gré des nombreux conflits entre la France et l’Espagne.

Frontières de trois évéchés

Les princes de l’Église se les disputent  également puisque nous sommes, dans les Ardennes, aux limites très enchevêtrées et contestées également de trois évêchés : ceux de Reims dont fait partie Etrépigny, de Liège dont a fait partie Mouzon* et de Trèves.

D’où de nombreux coups de main de la part des uns et des autres même en temps de paix souvent trop relative.

Frontière entre France et Principauté de Sedan

Etrépigny se trouve à mi-chemin entre deux places fortes, têtes de pont du royaume (à 10 km de chacune): Mézières la catholique et Sedan la huguenote (la principauté indépendante de Sedan ne fut rattachée au royaume qu’en 1642). Mézières et Sedan ont été longtemps le point de départ de nombreux coups de main dans la région durant la fronde opposant le gouverneur catholique de l’une  et le prince protestant soutenu par les Espagnols de l’autre.